La kinésiologie est apparue en 1960 aux États-Unis. Créée par Dr. Goodheart, cette pratique vise à aider le patient à retrouver un bon équilibre en utilisant le physique aussi bien que le mental et les émotions. Cette “science du mouvement” permet alors de retrouver un équilibre psycho-corporel.

On utilise diverses techniques pour évaluer un patient et l’aider à trouver ou retrouver tout son potentiel. La plupart des techniques utilisent le test musculaire. Ce dernier permet de comprendre le fonctionnement d’une personne et de reconnaître la nature des déséquilibres. Il existe des centaines de techniques, mais trois d’entre elles sont majoritairement utilisées. Il s’agit du “Braingym”, du “3 in 1 concepts” et du “Touch for Health”.

Les principes de la kinésiologie

Le test musculaire est l’élément principal de la pratique. Il permet de communiquer directement avec le corps de la personne et ainsi comprendre les blocages, les douleurs et les raisons des problèmes physiques ou psychiques. On fait un lien entre l’émotionnel, le mental et les problématiques physiques.

En kinésiologie, on teste alors les muscles et leur capacité à se verrouiller et à se déverrouiller pour comprendre l’origine des problèmes que rencontre la personne. Les ondes négatives et les situations de stress ont tendance à nous vider de notre énergie et à impacter sur notre capacité à utiliser pleinement nos muscles. Au contraire, une émotion positive renforcera notre tonus musculaire. C’est de cette façon que le kinésiologue réussit à échanger avec l’individu et avec son corps. Il parviendra ainsi à trouver les raisons ou origines d’un problème particulier, qu’il soit d’ordre physique ou psychologique.

Il existe de très nombreuses pratiques et techniques de la kinésiologie. Voici les trois techniques principalement utilisées :

  • le “braingym” (kinésiologie éducative) : s’appuie sur la coordination globale du corps et l’observation, pour aider une personne à faciliter son apprentissage.
  • le “3 in 1 concepts” : intègre le corps, le mental et l’esprit et permet de rechercher les déséquilibres passés pour améliorer le présent.
  • le “touch for health” : utilise les tests musculaires et points de pression empruntés à la médecine chinoise.

A lire aussi : Hijama - Qu'est-ce que la cupping thérapie ?

A qui s’adresse la kinésiologie ?

Tout le monde peut profiter des bienfaits de la kinésiologie. Il n’y a pas de contre-indication particulière. Il n’est simplement pas conseillé de consulter un kinésiologue après une chirurgie ou juste après un traumatisme.

Les sportifs qui ont subi une blessure, n’arrive plus à performer et à atteindre leurs objectifs lors de compétition. Les enfants et adolescents qui peuvent subir du stress et rencontrer des difficultés à l’école (difficultés d'apprentissage notamment). Mais également toute personne qui en ressent le besoin.

La kinésiologie sera utile pour toute personne sensible au stress et souhaitant retrouver un équilibre dans sa vie. Les séances peuvent aider à résoudre des problèmes d’ordre physique, comme des douleurs particulières causées par du stress et des tensions. Mais également pour les problèmes psychologiques qui peuvent apparaître après un événement particulier par exemple, ou bien comme le manque de confiance en soi.

Vous pouvez opter pour la kinésiologie si vous souffrez d’un trop grand stress au quotidien et que vous souhaitez apprendre à mieux gérer vos émotions et à trouver un vrai bien-être au quotidien.

La kinésiologie peut également permettre de stopper le développement de pathologies. Il peut être intéressant de faire appel à un kinésiologue dès l’apparition de certaines tensions ou symptômes annonciateurs de problèmes plus importants.

Comment se déroule une séance ?

En règle général, une séance de kinésiologie débute par la définition d’un objectif. La personne échange avec le praticien afin de lui partager la raison de sa venue. Ensuite, le kinésiologue va rechercher les causes et sources des problèmes grâce à des tests musculaires. Pour cela, il va réaliser différents mouvements et points de pression avec le corps du patient. Ces différentes techniques vont lui permettre d’évaluer la réponse non verbale de la personne afin de trouver ensuite les bonnes techniques de rééquilibrage.

En effet, durant la seconde partie du rendez-vous, le kinésiologue va entreprendre des manipulations et des exercices visant à rééquilibrer l’émotionnel et l’énergie de la personne. Il peut s’agir d’exercer des pressions douces sur des zones bien précises, d’exercices de respiration ou encore de visualisation.

Enfin, le praticien va évaluer de nouveau le stress du patient et mesurer les résultats immédiats en réalisant de nouveaux tests.

Il faut savoir que l’on ressent souvent directement les premiers bienfaits après la séance. En général, environ trois séances sont nécessaires pour obtenir des résultats sur le long terme, mais cela dépend tout de même de la nature du problème et de la réponse corporelle de la personne traitée.

Comment devenir kinésiologue ?

Pour commencer, il n’y a pas de prérequis pour devenir kinésiologue. Chacun est libre de se former. Si vous souhaitez en faire une activité professionnelle (principale ou secondaire), il est cependant nécessaire de suivre un cursus encadré.

Si vous souhaitez devenir kinésiologue, il est donc possible de réaliser une formation suivie de 600 heures minimum avant d’exercer auprès d’une clientèle. Il est recommandé d’effectuer ces 600 heures de formation sur 2 années complètes.

Nous vous conseillons de vous former auprès de praticiens et d’écoles affichés sur la liste de la FEDEK (Fédération des Écoles de Kinésiologie) qui démontre de leur sérieux.

Afin de compléter votre apprentissage, il vous faudra suivre 10 séances de kinésiologie chez un praticien et avoir effectué au moins 50 prestations à votre entourage par exemple.

Pour réaliser toutes vos heures de formations, il faut compter environ 9.000€.

Vous savez à présent ce qu’est la kinésiologie et avez un aperçu global de cette pratique. Il faut cependant savoir qu’aujourd’hui, la kinésiologie n’est pas reconnue par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme une médecine.